Stop RSF Terror

Mission d'établissement des faits de l'ONU : RSF a commis un génocide contre les Zaghawa et les Four

En février 2026, la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de l'ONU pour le Soudan a conclu qu'au moins trois actes sous-jacents de génocide avaient été commis contre des communautés non arabes à El Fasher et dans ses environs, concluant que l'intention génocidaire était « la seule déduction raisonnable » de la conduite du RSF. Les survivants ont cité les combattants RSF qui se sont engagés à « éliminer tout ce qui est noir du Darfour ».

En février 2026, la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de l'ONU pour le Soudan (FFM) a trouvé des preuves établissant au moins trois actes sous-jacents de génocide au sens de la Convention sur le génocide : le meurtre de membres d'un groupe ethnique protégé ; l'atteinte grave à leur intégrité physique et mentale ; et la soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle.

« L'ampleur, la coordination et l'approbation publique de l'opération par les hauts dirigeants des RSF démontrent que les crimes commis à El Fasher et dans ses environs n'étaient pas des excès fortuits de la guerre... Ils s'inscrivaient dans une opération planifiée et organisée qui présente les caractéristiques déterminantes d'un génocide. »
— Mohamed Chande Othman, président de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de l'ONU pour le Soudan

La mission a cité un siège de 18 mois imposant délibérément des conditions d'existence par la privation de nourriture, d'eau, de soins médicaux et d'aide humanitaire ; un ciblage identitaire fondé sur l'ethnie, le genre et l'affiliation politique supposée ; des massacres, des viols et violences sexuelles généralisés, des détentions arbitraires, des tortures, des extorsions et des disparitions forcées documentés ; ainsi que des propos d'auteurs appelant explicitement à l'élimination des communautés non arabes.

Le rapport cite directement des combattants des RSF : « Y a-t-il des Zaghawa parmi vous ? Si nous en trouvons, nous les tuerons tous » et « Nous voulons éliminer tout ce qui est noir du Darfour ». Il documente aussi le « ciblage sélectif » des femmes et filles zaghawa et fur pour des violences sexuelles, tandis que celles perçues comme arabes étaient souvent épargnées.

« L'ensemble des preuves recueillies — siège prolongé, famine et refus d'aide humanitaire, suivis de massacres, viols, tortures et disparitions forcées, humiliations systématiques et déclarations des auteurs — ne permet qu'une seule conclusion raisonnable... Les RSF ont agi dans l'intention de détruire, en tout ou partie, les communautés zaghawa et fur d'El Fasher. Ce sont les caractéristiques d'un génocide. »
— Mona Rishmawi, membre de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de l'ONU pour le Soudan

Les Zaghawa et les Fur ont notamment été visés parce que des hommes de ces groupes combattaient avec des milices alliées à l'armée soudanaise pour défendre la garnison d'El Fasher. Des survivants ont raconté que certains captifs, les yeux bandés et ligotés, avaient été emmenés tandis que les combattants scandaient « esclave, esclave, esclave ».

La mission a averti qu'en l'absence de mesures de prévention et de responsabilité, le risque de nouveaux actes génocidaires demeure grave et actuel, notamment dans le Kordofan voisin où les RSF progressent. Cette conclusion de février 2026 fait écho à une détermination américaine distincte de janvier 2025 sur les actes commis par les RSF contre les Masalit à El Geneina en 2023, établissant sur plusieurs années un schéma documenté visant divers groupes ethniques non arabes dans plusieurs lieux.

Sources

  • ONU Info -- Présentation principale du rapport de l'ONU : conclusions juridiques et citations du président et d'une membre de la mission
  • CBC News -- Détails supplémentaires sur le bilan, le « ciblage sélectif » et les témoignages de survivants
  • New York Times -- Mise en relation de cette conclusion avec la détermination américaine de 2023 concernant les Masalit