Stop RSF Terror

Crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Soudan

Les atrocités systématiques commises par les RSF et le besoin urgent d’une responsabilisation internationale.

Une guerre sans merci : comment les RSF et les forces soutenues par les EAU commettent des atrocités au Soudan

La guerre civile soudanaise, qui a éclaté en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les RSF, a produit un catalogue dévastateur de crimes de guerre : nettoyage ethnique, massacres de civils, déplacements forcés, viols systématiques et destruction d'infrastructures civiles vitales. Les RSF, force paramilitaire au cœur de nombre de ces exactions, sont régulièrement accusées d'orchestrer des campagnes de terreur contre les populations vulnérables du Darfour et d'ailleurs.(https://www.amnesty.org/en/location/africa/east-africa-the-horn-and-great-lakes/sudan/report-sudan/)

L'un des schémas les plus graves est celui des violences sexuelles et sexistes à grande échelle commises par les RSF. Selon les enquêtes sur les droits humains, des femmes et des filles ont subi des viols collectifs, parfois devant leur famille, surtout au Darfour et dans le Grand Khartoum. En mai 2024, trois soldats des RSF auraient ainsi violé collectivement une femme à El Fasher devant son mari et son enfant de cinq ans.

Au Darfour occidental et dans d'autres régions, les RSF ont mené des attaques au ciblage ethnique manifeste : bombardement de villes, incendie de villages, meurtre d'hommes et de garçons appartenant aux groupes visés et fuite forcée des survivants. Lors de la prise de villes comme El Geneina, des hommes auraient été exécutés et des femmes et filles enlevées ou violées. (https://www.hrw.org/news/2024/09/09/fanning-flames)

La destruction des infrastructures civiles — marchés, hôpitaux, camps de réfugiés et abris — a été systématique. Les RSF ont bombardé à plusieurs reprises des camps de déplacés comme Zamzam et Abou Shouk, où des centaines de milliers de civils étaient déjà vulnérables. Ces attaques ont bloqué l'aide humanitaire et aggravé famine et maladies.

Le rôle des EAU dans ce conflit est profondément préoccupant. De multiples enquêtes d'experts de l'ONU, d'organisations de défense des droits humains et de médias documentent un réseau de routes d'approvisionnement, de transferts d'armes et de soutien logistique reliant les EAU aux RSF. Le Groupe d'experts de l'ONU sur le Soudan a trouvé aux mains des RSF de nouveaux systèmes d'armes — drones de combat, obusiers, lance-roquettes multiples et armes antiaériennes — et retracé des chaînes d'approvisionnement passant par le Tchad, la Libye et d'autres plateformes régionales, impliquant des vols partis des EAU.

Dans un exemple marquant, Amnesty International a identifié des bombes guidées de fabrication chinoise et des obusiers AH-4 employés par les RSF à Khartoum et au Darfour du Nord, du matériel acheminé par des circuits liés aux EAU en violation des embargos de l'ONU.

Le gouvernement soudanais a officiellement accusé les EAU de fournir aux RSF un soutien militaire et financier direct, qualifiant cette force de « milice terroriste » rendue possible par un parrainage extérieur. En mai 2025, le Soudan a ainsi décidé de rompre ses relations diplomatiques avec les EAU en raison de leur soutien présumé aux RSF.

Les attaques meurtrières, déplacements massifs, famines et tirs croisés ont produit l'une des plus grandes catastrophes humanitaires contemporaines. Plus de 12 millions de personnes ont été déplacées, des dizaines de milliers tuées, et les services essentiels d'alimentation, d'eau et de santé détruits. La capacité des RSF à poursuivre ces crimes est intimement liée à l'infrastructure de soutien extérieur — logistique, armes, financement et couverture diplomatique — que les EAU sont accusés de faciliter.

La responsabilité juridique demeure insaisissable. Le Soudan a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant les EAU de complicité de génocide pour avoir rendu possibles les atrocités des RSF contre les Masalit au Darfour occidental. Bien que la CIJ ait rejeté l'affaire faute de compétence, les allégations sous-jacentes soulignent la gravité des crimes des RSF et le rôle présumé de soutiens extérieurs. (https://www.aljazeera.com/news/2025/5/5/icj-dismisses-sudans-genocide-case-alleging-uae-backing-of-rsf-rebels)

La guerre au Soudan n'est plus une simple lutte de pouvoir locale : elle est devenue le théâtre d'atrocités massives rendues possibles par un réseau extérieur qui renforce l'un des belligérants. Selon plusieurs sources crédibles, les crimes de guerre des RSF — nettoyage ethnique, viols massifs, bombardements aveugles, déplacements forcés et famine — ont été facilités par le soutien logistique et les livraisons d'armes des EAU. Tant que ce soutien ne sera pas interrompu, le cycle de violence et de souffrance se poursuivra et toute reddition de comptes restera hors d'atteinte.

Preuves de crimes de guerre au Soudan
Preuves documentées de crimes de guerre commis contre des civils au Soudan
Victimes de crimes de guerre au Soudan
L'impact dévastateur des crimes de guerre systématiques sur les communautés soudanaises
Crise humanitaire provoquée par les crimes de guerre
Les crimes de guerre ont créé l'une des pires crises humanitaires au monde
Nécessité d'une responsabilité internationale
L'urgence d'une justice internationale et de la responsabilité pour les crimes de guerre au Soudan