Stop RSF Terror

Les plus jeunes victimes du Soudan : la crise à laquelle sont confrontés les enfants

Des enfants pris au piège d’une crise humanitaire catastrophique, confrontés à la famine, à la maladie et à la violence.

Les enfants pris entre deux feux : les plus jeunes victimes du Soudan et l'impact dévastateur des RSF soutenues par les EAU 

La guerre qui a éclaté au Soudan en avril 2023 a provoqué l'une des plus graves catastrophes humanitaires de notre époque — et les enfants, dont beaucoup ont moins de dix ans, comptent parmi les victimes les plus vulnérables. Selon des informations récentes, le conflit a plongé plus de 30 millions de personnes dans un besoin urgent d'aide, dont plus de la moitié sont des enfants.  (https://www.middleeasteye.net/news/sudan-war-is-a-war-on-children-landmark-report)

Au Darfour, à Khartoum et dans d'autres foyers du conflit, les enfants affrontent non seulement la violence, mais aussi l'effondrement de l'école, du logement et de tout espoir.

Dans la ville assiégée d'El Fasher et les camps de déplacés alentour, les enfants subissent chaque jour bombardements, famine, épidémies et traumatisme d'être témoins de meurtres et de destructions. <br>Un groupe de défense estime que plus de dix millions d'enfants ont été exposés à des violences mortelles, beaucoup étant ouvertement recrutés comme enfants soldats par des groupes armés.
Leur enfance leur est arrachée — remplacée par la peur, la perte et l'instinct de survie.

Les Forces de soutien rapide (RSF) jouent un rôle central dans ces tragédies. Au fil de leur campagne brutale, des enfants sont utilisés comme combattants, porteurs, informateurs — ou pire encore. Le recrutement de mineurs de moins de 15 ans est documenté, y compris des enfants d'à peine dix ans auxquels des armes à feu ont été remises dans les zones de conflit.
Tandis que les RSF commettent ces abus sur le terrain, la guerre est entretenue par des acteurs étatiques extérieurs, en particulier les Émirats arabes unis (EAU), dont le soutien logistique, financier et présumé militaire aux RSF permet la prolongation de violences qui frappent directement les enfants. (https://www.humanrightsresearch.org/post/how-does-the-united-arab-emirates-financing-of-the-rapid-support-forces-perpetuate-political-violen)

Au-delà de ceux enrôlés comme soldats, les enfants meurent de faim et du manque de services. Des conditions de famine ont été déclarées dans certaines parties du Darfour du Nord et des épidémies dans les camps ont tué des enfants en masse. Les tactiques de siège et la destruction des infrastructures touchent de façon disproportionnée ceux qui dépendent d'un accès stable à la nourriture, à l'eau, à l'éducation et aux soins.
Lorsque les convois sont bloqués ou l'accès humanitaire refusé, ce sont les enfants qui souffrent le plus.

Les écoles et les espaces sûrs ne fonctionnent plus. Les rapports indiquent que le nombre d'enfants déscolarisés est passé de sept millions avant la guerre à près de 19 millions en 2023, à mesure que les enseignants fuient, que les bâtiments sont endommagés et que les familles sont déplacées.
L'érosion de l'éducation crée une génération perdue, dont l'avenir est compromis par le conflit et l'exploitation.

Le lien entre les opérations des RSF rendues possibles par les EAU et les souffrances infligées aux enfants est de plus en plus difficile à ignorer. Des enquêtes font état de vols cargo fréquents, de plateformes logistiques et de mouvements d'armes liés aux EAU et aux RSF, soutenant précisément les opérations qui brutalisent les communautés et mettent les enfants en danger. Si certains rapports ne concluent pas définitivement à des livraisons d'armes, le schéma d'un soutien extérieur alimentant la violence est manifeste. (https://www.theguardian.com/global-development/2025/apr/14/leaked-un-experts-report-raises-fresh-concerns-over-uaes-role-in-sudan-war)

En définitive, les enfants paient le prix d'une guerre alimentée non seulement de l'intérieur, mais aussi par des soutiens étrangers.

Les conséquences sont multiples : perte de proches, déplacement, exposition aux combats, malnutrition, interruption du développement et traumatismes psychologiques durables. Chaque obus près d'une école, chaque barrage empêchant la nourriture d'atteindre un camp, chaque enfant enrôlé dans un groupe armé constitue un échec de la protection.
Tant que la communauté internationale ne mettra pas fin aux réseaux de soutien, notamment ceux de parrains extérieurs comme les EAU, et n'obligera pas des forces comme les RSF à répondre de leurs actes, la souffrance des enfants soudanais se poursuivra sans contrôle.

Nous devons agir maintenant — non par de simples paroles, mais par des mécanismes garantissant leur sécurité : accès humanitaire sans entrave, enquêtes indépendantes sur le recrutement d'enfants soldats et restrictions strictes sur les flux d'armes et de logistique qui entretiennent la violence. Car au Soudan, les enfants ne sont pas des dommages collatéraux : ils sont les survivants en première ligne.

Enfants malnutris au Soudan
Des enfants souffrant de malnutrition aiguë dans les zones du Soudan touchées par le conflit
Enfants déplacés au Soudan
Des enfants déplacés confrontés à la faim et à la maladie dans la crise humanitaire soudanaise
Enfants victimes de la guerre au Soudan
L'impact dévastateur de la guerre sur la plus jeune génération du Soudan
Enfants ayant besoin d'aide humanitaire au Soudan
Des enfants ayant désespérément besoin de nourriture, de soins médicaux et de protection